Newsletter #38
- 28 mai
- 14 min de lecture

Au moment où l’on rédige cette newsletter, cela fait plusieurs jours que Bruxelles dépasse les 30 degrés. Ce mois de mai aura oscillé entre grosses fraîcheurs et chaleurs écrasantes, entre intensité et fatigue et au bout de tout ça, on réalise que l’année est presque terminée mais qu’on n’en voit pourtant pas encore le bout. On vous avoue ne pas être particulièrement inspirées pour écrire cette introduction : peut-être sommes-nous un peu dispersées ? On s’arrête donc ici pour vous laisser profiter directement de la newsletter en elle-même 🙂
Au programme
Petites annonces
Retour sur nos activités de mai
Nos prochains événements
Des recommandations
# Petites annonces
Le 16 avril dernier, il y a eu une séance d’informations sur le lancement de la campagne contre les visites domiciliaires. Le réseau ADES, BelRefugees, CIRÉ asbl, la voix des sans papiers et d’autres associations et citoyen·nes se sont mobilisé·es. Sur leurs comptes Instagram, on peut lire « Le gouvernement Arizona veut permettre à la police de pénétrer de force dans des maisons pour arrêter des personnes sans-papiers dans le but de les expulser. En bref, des rafles, en violant des domiciles privés. [...] Cette semaine, la mobilisation paie. Trois communes devront écouter des citoyen·e·s venu·e·s les interpeller après qu'iels aient récolté des centaines de signatures de soutien d'habitant·e·s de la commune. » Depuis, des groupes locaux s’organisent, comme à Etterbeek, Saint-Josse, Uccle, Woluwe, et ailleurs. Il est encore temps de rejoindre la campagne et d’agir dans un groupe local : par ici !
On vous invite aussi chaleureusement à aller consulter la superbe cartographie des chemins de réparation après des violences sexuelles du projet Traverser/Transcender de l’asbl Looops : « Après des violences sexuelles, l’horizon semble souvent bouché, l’esprit désorienté et les jambes engourdies, paralysées. Nous avons imaginé cette cartographie pour nous remettre en mouvement, pour ré-ouvrir l’horizon, un horizon de possibles et de réparations. » Vous y trouverez le plateau de la justice restaurative, le col de la révolution, le plateau du repos des guerrières, le refuge, le glacier du besoin de justice, et plein de ressources précieuses.
Les Grands Carmes est devenu, depuis 2022, un lieu emblématique pour les communautés LGBTQIA+ et leurs allié·es à Bruxelles. En décembre 2026, il sera fermé pour au moins deux ans afin d’effectuer des rénovations. D’ici là, l’ambition est de le faire vivre au max. La meilleure manière de soutenir Les Grands Carmes, c’est d’aller consommer sur place : leur bar est ouvert du jeudi au samedi à partir de 17h et c’est leur principale source de revenus. Une autre manière de les soutenir c’est de s’inscrire sur leur liste de bénévoles (pour tenir le bar ou les aider lors de déménagements ou de mise en place pour des évents). Si vous avez du temps libre et l’envie de l’investir quelque part, considérez l’idée ! Pour ça, il suffit d’envoyer un mail à info@grandscarmes.org.
# Retour sur nos activités de mai
Mensuelle : Nos colères
Lors de cette mensuelle, le 12 mai 2026, nous avons abordé la question de la colère, de la manière dont notre socialisation nous pousse à l'exprimer, la contenir, l’éviter. Comment notre colère affecte-t-elle les autres ? Quelles sont les émotions que la colère recouvre ? À quels endroits la colère est-elle un moteur dans nos vies ? Ou, au contraire, la colère (ou son évitement) génère-t-elle de l’immobilisme ? Bref : qu’est-ce qu’on fait de nos colères et qu’est-ce que nos colères font de nous ?
Ce qui a traversé une grande partie des échanges, c’est d’abord la difficulté à identifier sa colère, et puis à savoir quoi en faire.. Plusieurs participant·es décrivaient des trajectoires marquées soit par une colère débordante et destructrice, soit par une colère continuellement réprimée jusqu’à produire de l’apathie, de la frustration, de la culpabilité, du ressentiment ou une forme de résignation. La sociologue Arlie Russell Hochschild, qui a beaucoup travaillé dans le domaine de la sociologie des émotions et à qui on doit le concept de travail émotionnel, décrit des normes émotionnelles qui prescrivent non seulement ce qu’on est censé·es ressentir, mais aussi la manière acceptable d’exprimer ou de contenir ses émotions. C’est ce qu’elle appelle les « feeling rules » : des règles qui s’appliquent à nos affects. Selon elle, nous nous efforçons de ressentir ce que nous pensons devoir ressentir selon ces règles socialement codées – et nous réalisons un travail (le travail émotionnel) pour aligner nos émotions sur ces prescrits sociaux. Nos émotions et la façon dont elles se manifestent sont donc partiellement prescrites socialement.
La colère apparaît comme une émotion fortement régulée socialement, dont les modalités d’expression varient selon le genre, la race ou la classe. Souvent, des femmes sont empêchées d’exprimer leur colère en étant catégorisées comme excessives, hystériques ou agressives lorsqu’elles y ont recours. Il s’agit là d’une question de respectabilité émotionnelle : la féminité reste associée à la douceur, à la disponibilité affective et à la régulation des émotions d’autrui. Dans ce cadre, la colère apparaît comme une transgression des attentes de genre. De la même manière, on assigne souvent aux personnes racisées une forme de bestialité ou de dangerosité qui capture leur colère dans un prisme raciste. Comme l’écrit Sara Ahmed, certaines émotions « collent » socialement à certains corps : la colère des femmes et/ou des personnes racisées est souvent perçue non pas comme légitime, mais comme une preuve de leur inadéquation.
Les modèles de masculinité hégémonique, de leur côté, prescrivent aux hommes une déconnexion de leurs émotions – à l’exception de la colère. Au début du chapitre « Comprendre le patriarcat », bell hooks raconte comment elle et son frère ont été socialisés différemment au sujet de la colère. En résumé, les garçons/hommes sont autorisés à vivre la colère (quoique dans un contexte approprié) :
« On lui a appris qu’un garçon ne devait pas exprimer des sentiments. [...] Quand mon frère a réagi avec colère en se voyant refuser un jouet, on lui a enseigné, dans un foyer patriarcal, que sa capacité à exprimer sa colère était bonne, mais qu’il devait apprendre à reconnaître les contextes appropriés pour libérer son hostilité ; qu’il n’était pas bon pour lui qu’il utilise sa rage pour s’opposer aux souhaits de ses parents, mais plus tard, lorsqu’il a grandi, on lui a appris qu’il était permis de recourir à la rage, et que la violence provoquée par sa rage l’aiderait à protéger sa maison et sa nation. »
La colère des hommes est capturée aussi, mais par les systèmes de domination (patriarcat, suprémacisme, nationalisme, capitalisme, etc.) qui l’instrumentalisent pour défendre les intérêts dominants. La colère des hommes est associée à la violence masculine, à la saisie du pouvoir et à la domination. C’est donc pas tout à fait insensé que beaucoup de gens aient peur de la colère des hommes – y compris les hommes eux-mêmes. Pendant la mensuelle, plusieurs participants partageaient une difficulté à construire un rapport à la colère qui soit fécond, en accord avec leurs valeurs. Parfois, leur colère est réprimée, donnant lieu soit à des excès explosifs lorsqu’elle sort, soit à un détachement important de soi, de toutes leurs émotions.
De plein de manières, nos colères sont empêchées. Dans les discussions, on a nommé le fait que pour certains hommes, notamment ceux qui veulent éviter les comportements dominants, la colère est une émotion difficile. Quelqu’un raconte : « Je réprime beaucoup la colère sauf quand je suis à vélo. C’est plus facile de me mettre en colère quand je suis l’usager faible sur la route. » Il s’agirait de trouver des nouvelles manières de vivre et d’exprimer nos colères dans des formes qui ne nous consument pas et qui ne détruisent pas tout autour de nous. Plusieurs personnes mentionnent que certain·es proches (un·e partenaire, un·e ami·e, etc.) ont été des exemples pour les aider à explorer et à construire un rapport plus serein à leurs colères : « Comment sentir que ma colère est légitime ? Mon mari est un bon exemple. Moi quand je me mets en colère ça se transforme très vite en honte. Mais lui, il l’exprime de façon franche et saine, il va au bout et jamais je ressens qu’il prend le pouvoir ». Également en tant que parents face à des enfants. Un parent raconte : « Pendant longtemps, j’ai eu peur d’exprimer de la colère devant l’enfant ; j’avais peur de l'abîmer. Mais notre thérapeute a dit que ça n’est pas grave de se mettre en colère – ce qui était important c’est d’aussi lui montrer ce qu’il se passait après, quand on s’assied à une table et qu’on répare : le processus de résolution ».
La colère n’est pas nécessairement « bonne » ou « mauvaise », « constructive » ou « destructrice » ; elle est une émotion qui peut servir à poser des limites, à refuser des états d’injustices et à se mettre en mouvement. Étouffée, elle peut produire du retrait, de l’auto-dévalorisation, du ressentiment ou de l’immobilisme. Mais transformée collectivement, elle peut également constituer une ressource politique. Cette idée a été pensée par de nombreux travaux féministes et antiracistes, notamment ceux d’Audre Lorde. Cette dernière montre que certaines colères sont disqualifiées précisément parce qu’elles menacent l’ordre social. La colère des femmes, des personnes racisées ou minorisées est souvent pathologisée, décrite comme excessive ou dangereuse parce qu’elles rendent visibles des rapports de domination que les normes sociales cherchent à invisibiliser. À l’inverse, certaines colères masculines — blanches notamment — sont plus facilement naturalisées, excusées ou entendues comme autorité légitime. Interroger quelles personnes détiennent le « monopole de la colère légitime », c’est donc déplacer la colère du terrain psychologique et individuel vers celui des rapports sociaux. La colère constitue ainsi un analyseur puissant des hiérarchies sociales : elle révèle les corps autorisés à occuper l’espace, à imposer des limites ou à rendre leur souffrance audible.
L’un ou l’autre participant identifiait que quand la colère se manifestait chez eux, c’était surtout une colère centrée sur eux-même, une colère égoïste. Quelqu’un a cité un interview dans lequel un philosophe disait qu’il ne comprenait pas qu’on ne soit pas plus en colère sur l’état du monde actuellement. Il y a en effet de quoi se laisser interpeller. Comment transformer une colère isolée, honteuse ou tournée contre soi en une colère partageable et politiquement féconde ? Les émotions ne sont pas seulement des expériences individuelles, elles jouent aussi un rôle central dans la construction de solidarités collectives et des mobilisations politiques. Mise en commun, la colère peut devenir une capacité d’agir et une force politique.
C’était une très belle mensuelle. Le sujet permettait à la fois d’aller loin dans l’exploration de nos vécus personnels et dans la réflexion à travers des lunettes plus collectives, plus politiques. On avait l’impression lors du tour de fin que chacun·e repartait chez soi en ayant été déplacé·e, touché·e, mis·e en mouvement d’une manière ou d’une autre. Merci aux personnes qui ont participé !
On vous laisse avec quelques idées en vrac, en guise de dessert :
Les émotions tendent à se reconfigurer selon ces règles affectives dont parle Arlie Russell Hochschild (« feeling rules »). La masculinité tend à transformer de nombreuses émotions moins prescrites aux hommes (comme le fait de se sentir démuni ou triste) sous un masque de colère : cela rend la colère encore moins fiable. C’est un vrai exercice d’aller interroger ses émotions pour discerner lesquelles portent un masque.
Quand on est petit garçon, on n’a pas beaucoup d’espace pour exprimer ses émotions – sauf la colère. Attention en grandissant à trouver/construire des espaces où l’on peut exprimer toutes nos émotions, et pas seulement la colère.
Comment nos colères sont instrumentalisées politiquement ? À qui servent-elles ? Nos colères peuvent être tantôt reconfigurées en peurs, tantôt en résignation. Comment faire pour qu’elles nous appartiennent ?
Comment bien recevoir la colère des gens qu’on aime bien et qui sont en colère contre nous ?
Arpentage : Femmes, race et classe d'Angela Davis
Le 21 mai, nous nous sommes réuni·es pour arpenter Femmes, race et classe d’Angela Davis dans une salle aux grandes fenêtres du centre communautaire Elzenhof. Presque la moitié des gens inscrits ont décommandé en dernière minute ; la moitié des personnes présentes participaient pour la première fois à une activité La Bonne Poire ; et presque la moitié des personnes présentes étaient des femmes. On a partagé un moment plutôt décontracté, en petit comité, ce qui nous fait poursuivre sur la lancée de nos derniers arpentages.
Angela Davis est une intellectuelle, universitaire, militante et figure majeure des luttes antiracistes. Elle a fait partie du Black Panther Party et militait au sein du Parti Communiste aux États-Unis ; elle était proche des mouvements pour les droits civiques, engagée dans les luttes anti-carcérales et influencée par la théorie critique. Elle écrit ce livre au tournant des années 1980, dans un moment historique particulier, où l’espoir des grandes mobilisations des décennies précédentes se confronte à une réaffirmation des logiques de domination capitaliste, raciale et patriarcale, sous la recomposition néolibérale du pouvoir sous Ronald Reagan. Angela Davis y répond par une analyse ambitieuse qui refuse la fragmentation des luttes et insiste sur leur articulation profonde. L’ouvrage reste aujourd’hui une référence incontournable des pensées féministes et antiracistes.
Ce qui rend cet ouvrage fondamental, c’est la manière dont l’autrice démontre que le racisme, le patriarcat et l’exploitation économique capitaliste ne sont pas des phénomènes indépendants, mais des structures profondément liées historiquement. En articulant l’histoire de l’esclavage et de son abolition, du féminisme états-unien blanc et des afroféministes, des luttes ouvrières ainsi que du travail domestique (profondément lié aux questions de genre et de race), Angela Davis montre comment les mouvements sociaux parviennent tantôt à faire alliance, tantôt échouent et sont mis en compétition les uns avec les autres – affaiblissant considérablement leur portée. Ainsi, selon les contextes historiques, des féministes ont pu mobiliser des arguments racistes pour faire avancer leur cause, des mouvements ouvriers ou antiracistes ont structurellement remis la question du genre au second plan, et globalement, les femmes noires (y compris lorsqu’elles étaient ouvrières) ont plus ou moins systématiquement été invisibilisées par toutes les autres luttes. Ces tensions ne sont pas présentées comme les caractéristiques essentielles de ces mouvements, bien qu’elles persistent dans le temps, mais comme le produit d’un système social qui fragmente les expériences et met les luttes en concurrence.
L’un des apports majeurs du livre est précisément de montrer qu’aucune lutte ne peut être pleinement émancipatrice lorsqu’elle laisse intacte une autre forme de domination. Cela ne signifie pas qu’il n’existe ni priorités politiques, ni urgences historiques, mais bien que celles-ci ne peuvent conduire à considérer certains rapports de domination comme secondaires ou « à traiter plus tard ». Une victoire ouvrière qui laisse subsister le racisme demeure incomplète ; un progrès féministe réservé aux femmes blanches privilégiées reste partiel et partial ; une avancée antiraciste qui reconduit des logiques patriarcales reproduit à son tour une domination.
Nos échanges ont beaucoup tourné autour de l’idée que la mise en concurrence des luttes constitue aussi l’un des mécanismes par lesquels le système maintient son hégémonie. Opposer les travailleur·euses entre elleux, séparer les luttes féministes des luttes antiracistes, hiérarchiser les oppressions : ce sont autant de mécanismes qui empêchent la construction de solidarités durables et permettent de maintenir différents groupes en position d’être exploités. Lorsque les combats sont isolés ou hiérarchisés les uns aux autres, les structures qu’ils cherchent à combattre demeurent, elles, profondément liées. En ce sens, lorsque Angela Davis affirme en substance qu’une victoire est une victoire pour toustes, elle rappelle surtout que les luttes gagnent en puissance lorsqu’elles cessent d’être pensées comme concurrentes et deviennent capables de se reconnaître mutuellement. Dans les mots de l’activiste pionnière Fannie Lou Hamer, popularisés par la poétesse Maya Angelou : « Nobody’s free until everybody’s free! »
Un participant remarquait : « On parle souvent de convergence des luttes, mais en fait, est-ce qu’il ne s’agirait pas de comprendre qu’il s’agit en fait d’une même lutte, d’un même combat ? » On pourrait dire : un combat multidimensionnel pour la justice sociale, pour l’égalité et une vie digne pour toustes. L’ouvrage montre ainsi que les divisions ne sont pas seulement des accidents politiques ou des incompréhensions, mais qu’elles peuvent être lues comme les manifestations mêmes de comment le système se défend.
L’ouvrage a été écrit à une époque qui vivait en direct le détricotage de l’État social (les années 1980), et on l’a quelque part à notre tour lu dans une époque où l’on vit la poursuite de ce détricotage ; avec tout ce que ça amène de sentiment de toujours affronter les mêmes problèmes. Bien qu’il ait été écrit il y a plus de quarante ans, l’actualité du texte saute aux yeux : colonialisme et appartheid, violences policières, précarité des femmes racisées, invisibilisation du travail domestique, instrumentalisation politique des questions identitaires, etc. Malgré les avancées sociales et politiques obtenues au fil des décennies, les structures de domination analysées par Angela Davis persistent et se reconfigurent, se recomposent, adoptent de nouveaux visages mais ne disparaissent pas complètement. C’est ce qui donne au livre une portée qui dépasse largement le seul contexte historique états-unien dans lequel il s’inscrit. Le livre ne constitue pas uniquement une analyse historique ; il offre également des outils critiques pour penser les mécanismes contemporains de domination et d’exploitation ainsi que les tensions qui traversent encore les luttes d’émancipation aujourd’hui. On vous en recommande la lecture !
# Nos prochains événements
Mensuelle : Concurrence et compétition
Pour la mensuelle de ce mois-ci (la dernière avant notre pause estivale), on vous propose de discuter ensemble de la concurrence et de la compétition comme dynamiques genrées. Comment apprend-on à se comparer, à vouloir gagner, dominer ou performer ? Qu’est-ce que la compétition produit dans nos relations aux autres, à nous-mêmes, à nos corps, à nos émotions ? Comment exister en dehors de la logique du classement, de la réussite ou de la rivalité ? Quelles masculinités y sont gagnantes ? Comment la socialisation masculine (ainsi que le néolibéralisme) valorise-t-elle l’ambition, la force, l’autorité ou le dépassement de soi ? Et que se passe-t-il lorsqu’on échoue, lorsqu’on refuse de jouer le jeu, ou lorsqu’on ne se sent pas « à la hauteur » ? Bref : comment la compétition et la concurrence nous traversent et comment elles modèlent nos relations ?
On trouve ça un peu répétitif et restrictif de toujours écrire « masculinité et [thème de la mensuelle] ». Mais on rappelle que les mensuelles sont des espaces dont on espère qu’ils touchent principalement des hommes, ou des personnes intéressées de se centrer sur les dynamiques de genre avec un focus sur la masculinité.
Si tu ne sais pas encore ce qu’est une mensuelle et que tu veux en savoir plus sur ce format, c’est par ici.
Infos pratiques
Quand ? Le mardi 9 juin 2026
Ouverture des portes à 18h30, début de l’activité à 19h et fermeture à 22h.
Où ? À La Vieille Chéchette (2 rue du Monténégro - 1060 Saint-Gilles)
Pour qui ? Nous espérons que cette activité touche principalement des hommes. Si tu es intéressé·e et que tu n'es pas un homme, tu es lae bienvenu·e ! Mais c'est encore mieux si tu viens accompagné·e :)
Le nombre de places est limité : inscription via ce formulaire.
Prix libre et conscient
Événement Facebook
Clôture et repas de fin d'année
Comme chaque année, nous prévoyons une pause dans nos activités pendant l’été. On aime bien finir la saison sur un moment convivial, l’occasion d’atterrir ensemble, d’avoir un regard en arrière un peu réflexif et de partager quelques apprentissages.
On vous convie à une auberge espagnole à La Vieille Chéchette, où on aura accès au bar et un peu à la terrasse. Apportez des victuailles, à manger et à boire selon votre volonté et vos besoins, à partager sous le mode de l’auberge espagnole. Il y aura un peu de vaisselle sur place ; si vous pouvez en amener, c’est encore mieux !
Infos pratiques
Quand ? Le lundi 22 juin 2026
Ouverture des portes à 18h30, début de l’activité à 19h et fermeture à 22h.
Où ? À La Vieille Chéchette (2 rue du Monténégro - 1060 Saint-Gilles)
Pour qui ? Tout le monde est le bienvenu pour cette activité, avec peut-être une invitation plus explicitement dirigée vers les personnes qui ont déjà fait au moins une activité avec nous cette année. Si vous n’avez jamais fait une activité avec La Bonne Poire et que vous brûlez de nous rencontrer, c’est une occasion aussi :)
Le nombre de places est limité : inscription via ce formulaire.
Prix libre et conscient
Événement Facebook
# Recommandations
Sur la colère :
Le chapitre “The Uses of Anger: Women Responding to Racism” dans le livre Sister Outsider d’Audre Lorde (Mamamelis, 2018 et 1984 pour la première édition)
L’article “The Aptness of Anger” d’Amia Srinivasan, The Journal of Political Philosophy, 26(2), 2018, p. 123–144
L’article “Des dispositifs de captation de la colère ? Le cas des fury rooms à l’heure de la marchandisation des émotions” de Pauline Hachette, Socio-anthropologie, 44, 2021
L’épisode “Colère féministe” de l’émission Flux détendu (Radio Panik, 2025)
L’épisode “Que faire de sa colère ?” du podcast Émotions (Louie Media, 2024)
L’épisode “La colère est-elle vraiment mauvaise conseillère ?” du podcast Émotions (Louie Media, 2020)
Sur les liens entre genre, classe et race :
Le livre Femmes, race et classe d’Angela Davis (Éditions Zulma, 2022 et 1981 pour la première édition)
La série “Qui a peur d’Angela Davis ?” de l’émission Les Grandes Traversées (France Culture)
Le livre Davis de Najate Zouggari (Les Pérégrines, 2024)
Le livre Les couleurs de la masculinité. Expériences intersectionnelles et pratiques de pouvoir en Amérique latine de Mara Viveros (La Découverte, 2018)
L’épisode “Masculinités noires” du podcast Les Couilles sur la table
L’épisode “Masculinités asiatiques” du podcast Les Couilles sur la table
L’épisode “À la recherche des masculinités antillaises” du podcast Les Couilles sur la table
Les épisodes “(Une) Histoire des masculinités juives” (épisode 1 et épisode 2) du podcast Les Couilles sur la table
Le podcast Jins de Jamal Ouazzani
Le livre Des femmes respectables. Classe et genre en milieu populaire de Beverly Skeggs (Éditions Agone, 2015 et 1997 pour la première édition) et l’article de la revue Contretemps qui y est consacré



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