Newsletter #34
- 29 janv.
- 5 min de lecture

La Bonne Poire nous fait travailler à l’embranchement particulier entre nos vies personnelles, nos relations aux autres, nos relations au monde ; à l’intersection entre la petite et la grande histoire, là où leurs eaux se brouillent avant de se mélanger.
On ne vous le cache pas, janvier a été rude.
Après les fêtes et les bilans personnels, ce mois nous ramène toujours à nos limites, à ce moment où l’on touche ce qu’il y a de plus fragile en nous. Statistiquement, c’est le mois où le plus de personnes posent des questions sur leur santé mentale, brisent leurs habitudes, regardent en face leurs propres failles. C’est aussi le mois où les burn-outs se déclenchent, où le corps dit « assez ». Et pourtant, ce n’est rien au regard de ce qui se joue à l’échelle collective.
À l’échelle de nos vies sociales et politiques, janvier n’a pas été tendre non plus. En Belgique, la vague d’exclusions du chômage et les autres réformes antisociales du gouvernement Arizona ont commencé à frapper durement. Trump a une nouvelle fois commencé l’année en force avec l’enlèvement du président vénézuélien, puis en faisant danser l’Europe avec ses menaces sur le Groenland. Aux États-Unis, la milice ICE mène des opérations de plus en plus brutales, notamment au Minnesota, où s’organisent des rafles pour enfermer des personnes dans des camps.
Des répressions sanglantes dans la région SWANA (Asie du Sud-Ouest et Afrique de Nord) au blackout imposé aux populations iraniennes, jusqu’à des conflits largement oubliés comme au Soudan ou au Congo, le monde semble saturé de violence – que les réseaux sociaux nous donnent à voir au gré de nos bulles algorithmiques. Au milieu des loutres qui font des trucs marrants, des humoristes qui enrobent l’actualité pour la rendre digeste sans creuser trop dans le désespoir, des mobilisations quand même stylées, des images de gens qui se font assassiner en pleine rue ou torturer dans des prisons.
On se disait, ce mois-ci, qu’on n’était pas dans une phase où espérer faisait du bien. Qu’on avait besoin de se rendre disponible au deuil. Et c’est ok, de traverser la fatigue ; cette phase de jachère dans le cycle de production des luttes.
Sinon, ce mois-ci, on a quand même fait des trucs : on a repris les activités avec une Mensuelle back to the roots « Quels besoins pour travailler sur les masculinités ? », le retour des Focus avec une soirée « Travail reproductif », et enfin on est parti·es en France pour un premier week-end de résidence dans le cadre du projet MECS (Mise En Commun des Stratégies féministes impliquant les hommes).
On ne vous écrit pas de compte-rendus dans cette newsletter. Ici, prises par le temps, on va seulement vous annoncer les événements de février. On enverra une newsletter #34bis avec les retours d’événements dans le courant du mois.
Dans cette newsletter
Nos prochains événements
# Nos prochains événements
Ce n’est pas une activité de février, mais on vous prévient déjà que la réunion « Organisation Garderie et Logistique » avec les hommes volontaires pour aider les 8 et 9 mars aura lieu à la Vieille Chéchette le 3 mars, de 19h à 22h. Si vous êtes intéressés de participer à cette organisation, on vous encourage vivement à venir au Focus du 23 février (voir ci-dessous).
Mensuelle : La solitude
Depuis 3 ans, les mensuelles de février ont pour thématique « l’amour ». Cette année, on vous propose le thème de la « solitude ».
On trouve ça un peu répétitif et restrictif de toujours écrire « masculinité et [thème de la mensuelle] ». Mais on rappelle que les mensuelles sont des espaces dont on espère qu’ils touchent principalement des hommes, ou des personnes intéressées de se centrer sur les dynamiques de genre avec un focus sur la masculinité.
Si tu ne sais pas encore ce qu’est une mensuelle et que tu veux en savoir plus sur ce format, c’est par ici.
Infos pratiques
Quand ? Le mardi 10 février 2026
Ouverture des portes à 18h30, début de l’activité à 19h et fermeture à 22h.
Où ? À La Vieille Chéchette (2 rue du Monténégro - 1060 Saint-Gilles)
Pour qui ? Nous espérons que cette activité touche principalement des hommes. Si tu es intéressé·e et que tu n'es pas un homme, tu es lae bienvenu·e ! Mais c'est encore mieux si tu viens accompagné·e :)
Le nombre de places est limité : inscription via ce formulaire.
Prix libre et conscient
Événement Facebook
Focus : 8 mars
Le 8 mars est une journée de grève féministe à laquelle les hommes sont toutefois conviés en soutien. Mais ça veut dire quoi, « soutenir » cette grève ? Quel est le rôle et la place d’un·e allié·e ce jour-là, et dans les jours qui précèdent ?
L’année passée, un groupe s’est formé pour organiser un soutien logistique et garderie dans le cadre des mobilisations du 8 mars. On avait organisé un Focus pour s’outiller ensemble sur l’histoire du 8 mars et comprendre les enjeux. Le groupe de volontaires reprend du service cette année et nous a demandé de réorganiser un Focus, qui avait été identifié comme un moment formateur et rassembleur pour l’équipe.
On ne va pas faire exactement le même événement que l’année passée. Nous commencerons par une présentation sur les racines historiques du 8 mars pour comprendre les revendications des grèves féministes d’hier et d’aujourd’hui et saisir la continuité de ce mouvement afin de s’inscrire dans un héritage de luttes. Ensuite, nous interrogerons nos moteurs : qu’est-ce qui nous donne envie de nous mobiliser ? Aller chercher les sources de nos engagements peut donner de la force… ou du moins de la clarté.
Cet événement est ouvert à toustes, mais s’adresse en priorité à des hommes motivés à participer et à s’organiser en soutien à la grève.
Un Focus, c’est quoi ?
Focus est un format qui permet d’aller plus loin en matière de réflexion, de transmission de savoirs et d’approfondissement d’un sujet. Au cours de cette activité, on amène du contenu, on parle de théorie et on échange aussi pour se réapproprier des idées, chacun·e à notre niveau.
Concrètement, ça commence par une table-ronde, un petit cours ou une conférence pour lancer la balle, ensuite, les participant·es se réapproprient le sujet en discutant par petit groupe et on finit par des échanges toustes ensemble. Dans une démarche d’éducation populaire, on vise des allers-retours entre des savoirs plus théoriques d’une part et d’autre part nos expériences, nos vécus, des savoirs chauds que chacun·e peut mobiliser à sa hauteur.
Infos pratiques
Quand ? Le lundi 23 février 2026
Ouverture des portes à 18h30, début de l’activité à 19h et fermeture à 22h.
Où ? À La Fleur en Papier Doré (55 rue des Alexiens - 1000 Bruxelles)
Pour qui ? Nous espérons que cette activité touche principalement des hommes. Si tu es intéressé·e et que tu n'es pas un homme, tu es lae bienvenu·e ! Mais c'est encore mieux si tu viens accompagné·e :)
Le nombre de places est limité : inscription via ce formulaire.
Prix libre et conscient
Événement Facebook
Le projet MECS (Mise En Commun des Stratégies féministes impliquant des hommes) est cofinancé par l’Union européenne à travers le programme Erasmus+.



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